mercredi 22 avril 2009

home sweet home

Vung Tau






Le lundi suivant, alors que nos espoirs de quitter un jour notre hôtel de passe se réduisaient de d’heure en heure la nouvelle est arrivée. La maison ! Fin de matinée, on me remet un trousseau de clé et un plan griffonné a l’arrache pour trouver l’adresse, et c’est parti pour la mission emménagement. J’arrive dans une petite ruelle donnant sur une rue très animée du quartier. Je demande à un homme dans la rue et il m’indique un portail coulissant à coté d’un restaurant de rue. Je rentre. Une dizaine de viets sont attablés dans ce qui semble être une cuisine, et vas y que j’te picole des bières a 11h du mat, et que j’te gare les motos au fond de la cuisine, et que j’te bouffe des crevettes sur des chaises de dinettes dans NOTRE maison.
«Bienvenue, on vous attendait ( !!!!) me sort en anglais un dénommé Mister Truong.». Au moins je me dis que j’ai réussi a trouver l’adresse :-p
Le temps de retourner à l’hôtel, de retrouver Melissa et Danny, de rassembler nos affaires, et de payer les patrons de l’hôtel décidément tristes de voir partir probablement les meilleurs clients de l’histoire de leur hôtel, on revient en taxi jusqu’a la maison. Les habitants de la petite ruelle nous observe défiler au milieu du bordel avec les sacs, la planche de surf etc. d’un œil « interrogateur».

La maison, comme la plupart des maisons de Ho Chi Minh qu’on ait pu voir, est format « boite de céréale », à savoir une ou deux pièces par étages sur 4 niveaux. Pour notre part, c’est cuisine/garage/dépotoir au RDC, un salon avec canapé/télé et une chambre au dessus, deux autres chambres dont une juste au dessus du restau – et donc imprégnée d’une odeur de poisson très « agréable », et au dessus une super grande chambre donnant sur une terrasse pleine de plantes vertes . Etant les premiers arrivant sdans la colloc’, inutile de préciser qu’on choisit les deux meilleures chambres. Celle du haut est tirée à pile ou face et c’est moi qui la récupère, hihaaa ! D’après une estimation rapide, je risque de parcourir les 54 marches qui me séparent du sol un paquet de fois par jour, ca devrait donner dans les 110.000 marches à bout de 6 mois. Mais y a une terrasse :-) Le proprio n’a pas loué la maison depuis des mois, et a refourgué la plupart des meubles. Résultat, si l’ensemble est carrément spacieux et plutôt cool, et malgré un ménage préalable (on ose pas imaginer comment c’était « préalablement » ), ca reste méga crade. Et infesté de rat, cafards et autres vieilles chaussettes abandonnées.

Le tout très peu meublé (on a quand même droit a un autel de bouddha, une magnifique reproduction de marie Antoinette, un photophore en forme de crane et surtout de chaises « d’université » avec tablettes pour écrire, qui donnent un air très tendance à nos petits déjeuners !) Et éclairé par des néons « entrepôt effect ». On passe donc le reste de la journée à faire une méga descente dans le Metro de la ville et à remplir 3 caddies de choses essentielles : vaisselle, ustensiles de ménage, draps, lampes, gazinière etc. Allez bam, paye ta note de 4 millions de dongs à la caisse ! Une fois rentré on frotte, on récure, on vide 3 maxi bouteilles de gaz anti cafard - ne respectant probablement pas les normes européennes ou les préconisations de l’OMS – . Quelques heures et plusieurs dizaines de cafards occis (surgis de partout agonisants sur le sol) plus tard, la maison commence à avoir un air un peu moins insalubre. Mention spéciale à l’anti rat vietnamien, une version labélisée mickey mouse (!!!) du colle mouche… pour les rats. Morts de rire on pose ce ridicule bout de carton de 20x20 cm recouvert de colle et de deux pitoyables graines : le lendemain on retrouve deux souris fixées dessus… excellent !

En fin de soirée, Rebecca, une autre stagiaire française emménage pour deux mois dans la maison (la chambre qui ne sent pas le poisson pour ceux qui suivent  ) Moi le lendemain je part pour deux jours de visites de fermes dans le delta du Mékong, et je m’endort dans ma chambre, bercée par le ronronnement de la clim et des motos….
Le vendredi soir, on se fait une maxi bouffe dans un restau en plein air autour du marché de Ben Tanh, et on sort avec Mathias (un stagiaire français de la boîte de Melissa ) dans un bar version « expats ». Les bières coutent à peu près 5 fois le prix qu’elles valent dans la rue, le gens sont blancs (à 80%), moches, français, américains allemands, et assez pu
ants. Bof.

On passe la journée du lendemain à construire un abri au dessus de la terrasse, à grand renfort de cordes, bâches et hamacs. On y passe le plus clair de la journée, et le soir, très fiers du résultat on y mange des pastas cuisinées par Danny en se sirotant du vin trouvé au supermarché.

Mention pas spéciale au tire bouche vietnamien qui n’a pas résisté a plus de deux bouteilles ouvertes.
Mention encore moins spéciale a la première averse de mousson qui arrache la moitié de notre abri ! mpffff ! rah ! En tout cas, même si ca a ses inconvénients, ca a carrément du charme d’habiter dans une ruelle 100% Viêt : la rue s’anime de 4h30 du matin a 21h, (pour n’être vraiment calme que de 1h a 4h ). Dès 6h, le marché bat son plein, littéralement, devant notre porte (genre la nana écarte ses mangues pour qu’on puisse sortir de chez nous ! ), et on a qu’a tendre le bras pour acheter – a des prix défiant toute concurrence – bananes, fruits du dragon, cocos a boire, pastèques, goyaves, crevettes, et autres légumes bizarres. L’endroit regorge de mini restaux servant des repas bons à mourir, pour entre 0.7 et deux euros. Sans parler du petit coréen que l’on vient de découvrir juste en face !
Par contre on se passerait bien :

- des ouvriers à coté de chez nous qui « cimentent et martopiquent » dès 6h du mat (et qui semblent - étrangement - ne pas trop nous apprécier depuis qu’on a débouché l’évacuation d’eau de la terrasse leur dégoulinant directement dessus quand ils bossent …œil pour œil !)
- de la (trop) proche rue principale très bruyante qui grouille tellement de motos à 17h (heure de pointe) que les mecs annexent même les pseudos trottoirs de 30 cm de large,
- de la folle qui habite à coté de chez nous nous et qui nous demande 20 fois par jour ou l’on va, ou comment on s’appelle.

Voila, sinon on aura bientôt internet, un 5ème venu dans notre colloc’ (qui marche plutôt pas mal pour l’instant), et probablement un bubulle vietnamien ! Le boulot commence à bouger un peu, et un weekend end de 4 jours se profile à la fin du mois…et pour répondre aux questions les plus posées : les gens ne mangent (contre toute attente) pas plus de nems qu’en France, je ne fais pas caca mou, ni n’ai osé reprendre la moto … Biz ! ( ci dessous, photos prises depuis nos fenêtres )


2 commentaires:

  1. très heureux d'être rassuré sur la bonne santé de ton gros intestin !!

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  2. ben,
    c'est journaliste au vietnam qu'il faut que tu fasses....
    j'adore mes petites nouvelles quotidiennes!

    bisous petit octopus!
    au fait ils en mangent la bas???

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