Salut à tous et merci aux commentaires de ceux qui ont réussi à comprendre comment on faisait pour en laisser… les autres que le tigre souriant de la pagode du lotus bleu leur dévore les entrailles !
Je poursuis mes nouvelles du front : lundi après avoir attendu ma future colloc française devant arriver dans mon hôtel le ventre vide, je décide de partir en chasse d’un truc à manger. Au passage, je tente une énième fois de mimer aux tenanciers de l’hôtel qu’une française aux long cheveux doit arriver du ciel dans un gros dragon de métal qui crache le feu... En fait je réussi juste à ce qu’après une longue concertation ils m’amènent un sachet de shampooing…pas gagné. Du cou je mange tout seul une soupe de pho dans un bouiboui sur le trottoir, en regardant une télé qui braille un obscur sitcom asiatique …
Le lendemain en rentrant du boulot, j’arrive a croiser par hasard Mélissa dans le hall de l’hôtel… elle était en train de faire un dessin avec un garçon, une fille, un hôtel, des drapeaux et des avion sous l’œil très intrigué des patrons de l’hôtel. Mon installation dans la maison étant retardée au weekend end, je suis bien content de trouver enfin quelqu’un dans ce quartier ou personne ne parle un seul mot de français ou d’anglais.
Du coup la fin de semaine passe assez vite, patron en déplacement, boulot de 8h a 18h, biblio, lecture des rapports des stagiaires précédents (allez Bam farci toi 300 pages de Word ! ),et exploration du quartier et bouffes le soir avec Melissa.
Elle fait ici son stage de master (éco/management) et bosse dans une boite française qui produit ici confitures jus de fruits etc. Son copain italien arrive dimanche et habitera avec nous apparemment. Elle aussi est ravie quand on nous annonce que la maison promise par nos maitres de stages «serait» prête pour le mardi suivant…fuck !
Du coup on va passer le weekend de trois jours (lundi étant ferié) à l’hôtel, et on a toujours pas défait nos sacs :/
Le débit étant trop bas a l’hôtel pour envoyer des photos, je vais essayer de retranscrire par écrit nos premières impressions de naufragés volontaires dans ce quartier (de proche banlieue, ni pauvre ni riche) ou nous menons nos premières explorations hallucinées. Bin than, c’est : un océan de motos, et ce de 5h du mat à 23h, sur chaque cm carrée carrossable, en passant par les trottoirs et les hall d’entrée, c’est le vendeur de glace dont la sirène joue frère jaques en tournant toute la journée sur sa carriole a pédale, c’est 33° saturé d’humidité, c’est les premières pluies de mousson qui commencent a tomber (et qui ne rafraichissent pas grand-chose contrairement à ce qu’on nous promettait), c’est les remix techno de abba chanté en viet ( !), c’est les vendeurs de poissons rouges vivants dans des sachets congélation, c’est le labyrinthe de ruelles inondées qui sentent le poisson et la coriandre, c’est les magasins de riz ( 40 seaux remplis chacun d’un type soit disant différent),c’est les supermarchés géants et climatisés ou l’on trouve du poisson vivant aux petits écoliers de lu, en passant par des kilomètres de rayonnage de shrimps, des biscuits aromatisés a la crème de banane chimique et du vin français.
C’est des motos, des motos, internet omniprésent, des motos, des odeurs de plantes et d’encens, des boutiques géantes de téléphones portables, des fruits pour la plupart inconnus - dont on se demande presque si ce sont des animaux ou des végétaux pour certains. C’est de la bouffe a tomber par terre, des remix technos kitchissimes des années 90 à fond dans des microbars, ou des viets impassibles aux megabass sirotent des expressos a la glace pilée, le tout sur des mobiliers de dinette à
C’est des motos, des poissons encore vivants qui remuent sur le trottoir, des motos, des odeurs d’encens, des magasins de bouddhas ventrus et autres kitcheries à mourir de rire, les viets qui s’enfilent 3 ou
Alors là, si tu nous ramènes pas un échantillon de chaque riz que tu trouveras, avec descriptif de goût, de temps optimal de cuisson et tous les détails possibles... avec tes 46 kilos de bagages offerts par Air France (et rajoute les bagages à main...)... si tu fais pas ça, tu seras plus digne de manger du riz... ou du moins ta connaissance (rizière, rizicole, rizzzzz... j'en sais rien !!) chutera grandement dans mon estime...
RépondreSupprimerAlors ramène !!!
Lol
Allez, bizz quand même !!
Euh, j'ai pas compris...
RépondreSupprimerC'est des motos qu'ils utilisent pour se déplacer ??
En tout cas, d'accord avec Cha, on veut tout savoir sur le riz !!!